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+7,1 % de chômeurs au mois de mars : le gouvernement veut quand même réformer

Les effets sur l’économie de la crise du coronavirus se font déjà sentir. Au mois de mars, le nombre de chômeurs dans l’Hexagone a bondi de 7,1 %. Cela représente 246 100 nouveaux chômeurs sur le territoire, portant le total à 3 732 500. Une situation délicate, mais qui n’a pas empêché la ministre du Travail d’annoncer qu’elle voulait « adapter » les règles de l’assurance-chômage. Certains y voient une tentative de réforme mal venue.

Une situation économique difficile pour les Français

Depuis le début du confinement, il est courant d’entendre les éditorialistes et autres spécialistes économiques autoproclamés nous alerter sur la catastrophe économique à venir si rien n’est fait. Cependant, pour beaucoup de Français, les difficultés économiques liées à la crise du Coronavirus sont déjà bien présentes.

Si les économistes s’inquiètent de coût pour l’État d’une telle augmentation du nombre de chômeurs, ils oublient de s’inquiéter du coût terrible que cela représente pour les ménages concernés. Les services de prêt personnel en ligne ont été beaucoup sollicités depuis le début de la crise et ils permettent aux familles de survivre. Néanmoins, une réponse plus durable du gouvernement devra être apportée.

Le gouvernement essaye-t-il de poursuivre sa réforme ?

Avant le confinement, le gouvernement menait une réforme de l’assurance-chômage à toute vitesse en ignorant les plaintes des organisations syndicales. Certaines des nouvelles règles devaient s’appliquer dès le 1er mai. Au début du confinement, la réforme avait été repoussée au mois de septembre.

Pourtant, l’annonce de la ministre du Travail souhaitant « adapter » l’assurance-chômage inquiète.

Aucune déclaration concrète n’a été faite, mais les responsables syndicaux craignent que le gouvernement retombe dans ses vieux travers : faire des économies à tout prix en culpabilisant ceux qui ont le moins.

En période de crise, les syndicats veulent plus de soutien pour les chômeurs

Le gouvernement a également tenu à affirmer que le chômage augmentait parce que les grandes entreprises n’embauchaient plus. Il n’y aurait donc pas de licenciement massif. Dans tous les cas, les organisations syndicales veillent au grain et rappellent autant qu’elles le peuvent que les nouveaux chômeurs ne pourraient être tenus pour responsable de la situation actuelle.

La mauvaise gestion de la crise sanitaire retombera inévitablement sur les plus fragiles et les plus précaires au sein de notre économie. Les syndicats appellent donc à plus de solidarité. Enfin, ils soulignent également que la crise actuelle prend racine dans les économies irresponsables qui ont été faites sur le dos des services publics et de la solidarité nationale.

Virginie

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