Impôt sur le revenu 2019, faut-il remplir sa déclaration ?

Impot sur le revenu

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu (IR) est appliqué depuis le mois de janvier 2019. Les Français récalcitrants à cette mesure commencent à accepter le montant net annoncé au bas de leur fiche de paie. L’idée de ne plus « économiser », tout au long de l’année, pour payer ses impôts, rentre dans les mœurs. Quoi qu’il en soit, il est toujours nécessaire de déclarer ses revenus. Cette année est même plus qu’importante, car elle va permettre de réguler la transition entre l’ancienne version de déclaration et le prélèvement à la source.

Le calendrier des déclarations sur le revenu

Piqure de rappel : depuis janvier 2019 les Français règlent leurs impôts sur l’année en cours et non plus sur l’année N – 1. Cependant, il reste tout de même les revenus de l’année 2018 à déclarer.

La version papier est toujours acceptée, bien que l’État ait fortement incité les foyers à ne plus s’en servir. Les personnes n’ayant pas d’accès à internet, les personnes âgées ou les handicapés peuvent toujours envoyer leur déclaration sous format papier. Ils ont l’obligation de justifier leur incapacité à répondre en ligne. L’an dernier, il était question d’une pénalité de 15 €, vivement critiquée, pour ceux qui utiliseraient ce bon vieux papier. Les déclarants « papiers » auront jusqu’au 16 mai 2019 pour faire connaître leurs ressources au fisc.

Quant aux autres (60 % des foyers fiscaux), en ce qui concerne le calendrier, il en va de même que les années précédentes. En fonction de la zone d’imposition les dates de remise en ligne sont différentes :

  • Zone 1 (départements du 01 au 19) : ils auront jusqu’au 21 mai 2019 à minuit
  • Zone 2 (départements du 20 au 49) : ils devront rendre leur déclaration avant le 28 mai 2019 jusqu’à minuit
  • Zone 3 (départements du 50 au 976) : ils s’acquitteront de cette tâche avant le 4 juin 2019 minuit

À noter : le service de déclaration en ligne est ouvert depuis ce mercredi 10 avril.

Revenus exceptionnels et année blanche

Tout le monde a cru à une année « gratuite ». Il ne faut pas se leurrer, les seuls qui ne paieront pas d’impôts sont les foyers qui ne sont pas imposables. Il faut plutôt voir l’année blanche comme une année transitoire. Le fisc n’a pas été aussi méchant qu’il y parait, il a préféré éviter de doubler la note aux Français ; c’est-à-dire de payer leurs impôts 2018 ainsi que d’être prélevé à la source sur les impôts 2019.

En 2018, les contribuables ont réglé leurs impôts sur leurs revenus de 2017. Cette année, ils sont taxés sur leurs revenus de 2019. C’est pourquoi il est nécessaire de remplir la déclaration justifiant les ressources de l’année 2018. Seuls, les revenus dits « exceptionnels » (comme des indemnités suite à une rupture de contrat, une prime provenant d’une négociation salariale ou encore une prime pour le transfert d’un sportif…), seront taxées.

Pour le reste des revenus déclarés, le fisc a créé pour l’occasion un crédit d’impôt, le CIMR (crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement) qui en effet, effacera l’ardoise. Ce geste, plutôt apprécié de la population française, ne sera accordé qu’après réception de la déclaration. Une contrainte plus qu’acceptable pour pouvoir profiter d’une année « blanche ».

La déclaration pour définir le taux d’imposition

C’est aussi l’intérêt d’effectuer cette déclaration, celle-ci va définir le taux du prélèvement à la source. Il entrera en vigueur en septembre 2019 et sera valable jusqu’en août 2020. En cours d’année, le contribuable pourra faire une demande d’actualisation, lors d’un changement de situation par exemple. Cette demande sera accessible en ligne sur le site impots.gouv.

Bon à savoir : pour ceux qui ne soumettraient pas à la déclaration, ils se verront prélevés par le calcul du taux « non personnalisé ». Le risque étant que celui-ci soit inférieur au taux « personnalisé ». L’ajustement se fera alors en 2020. Dans le cas d’une baisse de ressources, dans cette même année, le foyer fiscal pourrait en souffrir, car il devra tout de même assumer cette régulation.

Est-ce la fin de la déclaration ?

Presque ou en partie, la fin de la déclaration devrait concerner environ huit millions de foyers d’ici 2020. Il suffira d’approuver tacitement le document prérempli. Bien sûr, cela fonctionne uniquement pour les personnes qui n’auront eu aucun changement de situation au cours de l’année (mariage, déménagement, composition du foyer, changement de situation professionnelle…).

Pour les travailleurs indépendants, ceux-ci devront continuer de renseigner leur déclaration. En effet leurs revenus étant variables, l’administration fiscale ne peut statuer sur leur cas. De façon générale, ils versent un acompte calculé en fonction de leur chiffre d’affaires sur les mois précédents. Là encore, chaque cas est particulier selon le statut juridique de chacun. Les personnes déclarant des crédits d’impôts ou bénéficiant de réductions d’impôts devront, elles aussi, continuer de remplir leur déclaration.

En conclusion : ne faites pas l’impasse sur cette corvée administrative, au risque de vous retrouver dans une situation inconfortable l’année prochaine. L’administration fiscale tend à simplifier les démarches pour les contribuables, mais il est difficile, voire impossible, de créer une « règle » pour tous. C’est pourquoi guettez votre boîte aux lettres ou boîte mail afin de ne pas louper le coche.

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